Fermes

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 L'entité de Courcelles compte en son sein des dizaines de fermes, de "censes", dont certaines sont remarquables par leur ancienneté, leur histoire ou leur architecture.

Bon nombre d'entre elles se situent sur le territoire de Gouy-lez-Piéton, la commune la plus rurale, mais aussi la plus étendue de l'entité.

Un artiste régional, Marcel Dusaussois, leur a d'ailleurs consacré une plaquette joliment illustrée de dessins et de poèmes.

FERME DU GRAND HAMAL (COURCELLES)

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Classée en 1977, cette ferme joliment entretenue porte le nom d'une des trois seigneuries qui formaient anciennement Courcelles: Courcelles, Hamal et Rianwelz.

Construite au XVIIème siècle, elle a connu des aménagements successifs.

Son porche-colombier orné d'un arc en plein cintre donne sur une vaste cour en partie pavée.

FERME DU HAUT TRICHON (SOUVRET)

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Construite au XVIIIème siècle et dépendante de l'abbaye de Bonne-Espérance installée à Vellereille-les-Brayeux, cette ferme au mur rond caractéristique ponctue d'une note blanche la rue Janson à Souvret.

Elle tient son nom du mot "trichon" par lequel nos aïeux désignaient la réserve d'eau permettant au moulin et à la brasserie anciennement installés à proximité de fonctionner correctement lorsque le ruisseau ne suffisait plus à la tâche.

FERME DE LA GRAVIERE (SOUVRET)

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Installée en bordure de la rue Berny qui relie l'ex-commune à Courcelles, cette jolie ferme dotée d'une cour intérieure de dimensions respectables est de facture plus récente puisqu'elle a été agrandie durant la seconde moitié du XIXème siècle à partir de bâtiments remontant sans doute au siècle précédent.

Elle continue à être exploitée de nos jours.

FERME DU SAUVURIN (GOUY-LEZ-PIETON)

Confortablement nichée au bout de la rue des Fonds des Ry, cette belle bâtisse doit paraît-il son nom à un moine nommé Uvin qui aimait s'installer à cet endroit pour lire son bréviaire sous un saule.

Face à la ferme, surmontant une annexe, une étonnante tête de cheval contemple le promeneur depuis des dizaines d'années, cible privilégiée des gamins d'antan devenus aujourd'hui de respectables témoins du passé.

FERME DU PECHON (GOUY-LEZ-PIETON)

C'est dans la cour de cette ferme, située en retrait de la rue qui porte son nom, que le bourgmestre Joseph Lhoir fut assassiné en mai 1940 par des soldats français.

Le porche d'entrée vers la cour pavée est dominé par un imposant pigeonnier.

FERME DU CHAUFOUR (GOUY-LEZ-PIETON)

Partagée en deux au début du siècle dernier par un haut mur, la ferme du Chaufour ("four à chaux") abrite un poney club dans sa partie gauche.

Dans l'autre, un linteau frappé d'un 1742 ne donne qu'une indication incomplète quant à l'origine de la "cense" car, à en croire les historiens locaux, il était déjà question de celle-ci au XVème siècle dans certains écrits relatifs aux marquis de Trazegnies.

FERME DES NAUWES (GOUY-LEZ-PIETON)

Cette ancienne dépendance de l'abbaye de Tongres située au bord d'un chemin pavé sur les hauteurs du canal de Charleroi-Bruxelles est sans doute une des plus grandes de la région.

Avec sa double cour intérieure et ses deux portes cochères, elle présente un corps de logis majestueux et de nombreuses écuries dont une affiche le millésime 1720.

La cense des Nauwes fut donnée à l’abbaye de Floreffe par deux chevaliers de Gouy, Arnould et Walter, lors de la 3ème croisade afin de bénéficier de la protection divine.

FERME DE MALHIAN (GOUY-LEZ-PIETON)

Vaste ferme en carré datant de 1630 sur 81 ares. Avec sa grande cour intérieure pavée, le corps de logis et ses nombreuses dépendances possèdent encore bon nombre d’éléments d’origine du XVIIe siècle. Aujourd’hui à l’abandon, ce bel ensemble architectural ne demande qu’à être réhabilité.